Mais si les cloches peuvent enfin se reposer, les fromagers, eux, n’ont pas terminé leur travail.

C’est toute l’originalité de la désalpe : elle marque la fin d’une saison pour les troupeaux, mais pas nécessairement pour les meules fabriquées pendant l’été. Certaines vont encore passer des semaines, voire des mois, à évoluer dans les caves d’affinage. Autrement dit, les vaches redescendent, mais le fromage continue de prendre son temps.

 

Une fête qui raconte aussi ce que l’on ne voit pas

Les images de la désalpe sont belles : les vaches décorées, les costumes, les cortèges, les marchés. Mais derrière cette fête, il y a aussi tout ce qui ne se voit pas forcément.

Il y a les mois passés à l’alpage, les gestes répétés chaque jour, les fromages fabriqués au fil de la saison et les savoir-faire transmis de génération en génération. La fête devient ainsi une manière de rendre visible un travail qui, le reste de l’année, se fait souvent loin des regards.

Le fromage, souvenir gourmand de l’été

À l’issue de la désalpe, les fromages fabriqués pendant l’estivage deviennent naturellement les ambassadeurs de cette saison. Ils permettent de prolonger l’expérience à table, de découvrir des textures et des arômes, et de comprendre comment le lait, le temps et le savoir-faire participent à leur caractère.

 

Une tradition qui a du goût

La désalpe rappelle ainsi que Les Fromages de Suisse ne sont pas seulement des produits que l’on déguste. Ils sont aussi le résultat d’un travail, d’un terroir et d’un savoir-faire qui se perpétuent au fil des saisons.

Alors, cette année, en regardant les troupeaux redescendre, on pourra penser à ce qui reste derrière eux : des fromages qui continuent de s’affirmer, des arômes qui se développent et une saison d’alpage qui se prolonge… à table.

Les cloches annoncent le retour des troupeaux. Le fromage, lui, garde encore un peu de montagne.

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