Associations fruits confits et Les Fromages de Suisse

Le confisage des fruits remonte à la plus haute antiquité… Chinois, Egyptiens, Perses, Romains ont cherché une méthode pour conserver les fruits pendant l’hiver. Le secret consiste à remplacer l’eau contenue par les fruits par du sucre, ce qui ralentit l’activité cellulaire et évite l’apparition de moisissures. Les Romains cuisaient les fruits dans leur jus en ajoutant du miel. Les choses changent quand les Croisés ramènent le sucre du Proche-Orient.

C'est en Provence et en Italie, baignées de soleil et prodigues en fruit, que la culture des fruits confits s’est développée à partir du Moyen Âge : poire, mandarine, abricot, prune, figues… et bientôt les fraises d’Amérique… tout y passe, même les marrons grâce à l’invention du marron glacé par un artisan italien. Pendant des siècle la ville provençale d’Apt fut la capitale mondiale du fruit confit. Déjà en 1365, les Aptésiens offraient des fruits confits au Pape Urbain V, alors en pèlerinage dans leur ville ou encore plus tard au XVIIe siècle, Madame de Sévigné, dans une lettre à Madame de Grignan, sa fille, appelait la ville d’Apt « un chaudron à confiture ».  La ville alla jusqu’à envoyer un figuier entier confit à l’exposition universelle de Chicago, en 1902. 

Encore aujourd’hui le Vaucluse est réputé pour la qualité de sa production. Les techniques ont évolué avec le temps mais le savoir-faire ancestral est resté le même. Les fruits frais sont donc plongés dans des sirops chauds dont la teneur en sucre augmente dans le temps. Le sucre remplace progressivement l'eau, qui elle, s'échappe du fruit. Il faut une dizaine de jours pour obtenir un fruit confit à cœur de qualité. 

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