Idées gourmandes pour vos repas de fête 2015 !

Les arts de la table à travers l’histoire

Disposer des mets dans une belle porcelaine, manger avec une fourchette, s'asseoir pour le repas, ne plus s'essuyer dans la même serviette que ses compagnons… Les arts de la table ont mis des siècles à s'imposer, avant de traverser les époques, fidèles à la société dans laquelle ils sont installés.

Pour répondre à ses besoins physiologiques, l'homme a toujours été contraint de se nourrir. Mais de la chasse de l'homme primitif au diner délicat dressé sur une table raffinée, nos habitudes et nos cadres de consommation  ont grandement évolué à travers les siècles, afin de s'adapter à nos différents modes de vies. 

L'Antiquité et l'époque Romaine

Les villas romaines possédaient  un "triclinium", lit à trois places où les convives mangeaient allongés. Chaque invité apportait sa serviette, qui permettait, après le repas, d'emporter les cadeaux offerts par l’hôte.

Les gaulois les plus pauvres mangeaient à même le sol, sur des peaux de bêtes. Par la suite vinrent les tables creusées qui servaient d'assiettes et les petits bancs. Les plus riches utilisaient poteries, bronzes et cuivres. Le couteau était un objet personnel que l'on avait toujours sur soi.

Le Moyen-âge

A la chute de l'empire romain, les repas en position allongée sont abandonnés au profit de la position assise. La vaisselle en verre remplace la vaisselle en céramique, mais il n'y a que très peu d'ustensiles ; les nobles ont des couteaux en or, les pauvres ont des cuillers et des écuelles en bois. Les nobles peuvent festoyer au sein de grandes salles dans leurs châteaux, les tables sont faites de simples planches posées sur des tréteaux, les convives s’essuient avec les nappes. Il n'y a pas encore de manières à table : on mange le plus souvent avec les doigts et on jette les restes aux chiens.

La Renaissance

Apparue en Italie, la fourchette fait son arrivée à la cour de France en 1533, grâce à Catherine de Médicis. Mais sa forme choque et ses doigts pointus font peur, on craint de se blesser la bouche. Elle ne sert qu'à piquer les mets dans les plats collectifs. Elle ne doit son salut qu'à la mode des collerettes, la fourchette permettant de la contourner et d’éviter de se tacher.

Les repas mondains deviennent une sorte de spectacle où chacun s'affiche afin d'être reconnu pour son rang.  A table, les bancs du moyen-âge sont remplacés par des sièges individuels, la serviette est devenue systématique. Sur les tables, les épices trônent toujours et l'ordre de service apparaît, on commence par les fruits, puis les bouillies, les rôtis ou les grillades, pour finir par les desserts.

Le XVIIe siècle et XVIIIe siècle

Chez les nobles, les repas deviennent de plus en plus sophistiqués. Les bonnes manières à table sont connues et respectées. Les couverts deviennent individuels,  le couteau et la fourchette (à trois dents) sont posés à droite de l'assiette, la serviette et les verres sont posés sur la table nappée. Sur table, tous les mets sont disposés en respectant une parfaite symétrie, on nomme ce type de service le service à la française. Les repas festifs sont organisés sous formes de buffets fastueux, richement décorés et très structurés. Tous les convives n'ont pas accès aux mêmes mets et c'est la préséance qui permet de déterminer qui a droit à quoi.

Le XIXe siècle

C'est le XIXe siècle qui voit l'art de la table s'organiser d'une façon si efficace qu'il nous est parvenu sans changements notables. Les grands noms des arts de la table tels Baccarat, Christofle ou Saint Louis, ont non seulement répondu aux besoins de plus en plus nombreux d'une aristocratie à l'affût de nouvelles pièces, mais ont également suscité une demande de plus en plus forte : assiettes à huîtres, couverts à poisson ou à asperges, cuillères pour le thé ou le moka.... 

Tables en fêtes

Donnez un coté féérique et précieux à votre table

Pour une belle table de fêtes privilégiez les harmonies simples, par exemple décorez votre table en vert et rouge, ou choisissez le blanc auquel vous ajouterez des touches de nacré et d’argent, ou misez sur l’or, couleur de l’opulence par excellence !

Les détails ont de l’importance, sur votre nappe blanche, si vous avez choisi la thématique or, posez un centre de table composé de branche de sapin saupoudrées d’or et de rubans dorés, parsemez d’étoiles dorées le tour des assiettes, nouez un ruban d’or autour des serviettes, les bougies seront dorées.

Si vous privilégiez une table blanche, de couleur nacré et argent, composez votre centre de table avec des pommes de pin et feuillages blanc, des rubans argent et nacré, parsemez votre table de petits galets nacrés, les bougies seront nacrées, nouez un ruban argent autour des serviettes.

N’oubliez pas que la présentation est aussi importante que les plats dans un repas de fête ! Par exemple, collez des étoiles dorées sur vos verres à verrines, nouez un petit ruban or au manche de vos cuillères apéritives, servez vos brochettes et canapés sur des assiettes en carton dorées ou argentées, ou des plats de service blancs sur lesquels vous posez des étoiles, des brins de houx …

Des menus de fêtes

Les fêtes arrivent à grands pas : beaucoup de plaisirs en perspective (les cadeaux, les veillées, les bons repas, le chocolat, papillotes ou marrons glacés), mais aussi toutes les courses de grandes décisions métaphysiques à prendre : dinde ou chapon ? Foie gras ou saumon ?

Si vous manquez d’inspiration, Les Fromages de Suisse vous proposent quelques savoureuses suggestions pour vos repas de fêtes !

En entrée

  • Une entrée raffinée et gourmande, salade de langoustine tiède, avocat, pousse d’épinard, pamplemousse et lamelles de Gruyère d’Alpage AOP
  • Sur un velouté de potimarron réparti dans des assiettes creuses, ajoutez des noix de Saint-Jacques rôties à la poêle et déposez une belle Rosette de Tête de Moine AOP dans chaque assiette, juste au moment de servir, un pur délice !
  • Une salade gourmande : saumon fumé, endives, noix et petits cubes de Vacherin Fribourgeois AOP

En plat principal

  • Une oie rôtie au miel accompagnée d’un crumble de légumes (navets, carottes, raisins secs, zeste d’orange, pruneaux cuits dans un bouillon de volaille) mettez les légumes cuits dans des petits plats individuels, faites une pâte avec farine, beurre sel et jus d’orange. Répartissez cette pâte sur les légumes, ajoutez du Sbrinz AOP râpé, faites gratinez au four.
  • Avec un filet de bœuf, servez un gratin d’aubergines : mettez dans un plat à gratin des aubergines et des tomates coupées en dés de 1cm, ajoutez de l’huile d’olive, de l’ail, mettez au four 1h30, ajoutez des câpres et des olives noires, saupoudrez d’Emmentaler AOP suisse, faites gratiner.
  • Pigeons accompagnées de figues rôties et d’un gratin de choux : faire blanchir le chou, découpez-le en fines lanières, mettez-le dans un plat à gratin, ajoutez une cuillère de crème fraiche, noix muscade et saupoudrez de Gruyère AOP suisse Réserve.
  • Accompagnez des magrets de canard d’une écrasée de pommes de terre parfumée à l’huile d’olive (écrasez à la fourchette, c’est facile, il faut simplement que les pommes de terre soient très cuites), parsemez de Rebibes de Sbrinz AOP avant de servir. (ou saupoudrez d’Etivaz AOP).
  • Succulent ! Foie gras frais poêlé servi sur toast grillé, filet de vinaigre balsamique, accompagné d’une fine tranche de mangue et d’une tuile au Sbrinz AOP.
  • Pour accompagner un filet de marcassin, un flanc de carottes et un flanc de potimarron en ramequin individuel, parsemer du Gruyère AOP Classic avant de les passer au four
  • Une épaisse côte de veau au Sbrinz AOP : faire dorer rapidement la côte de veau à la poêle, parsemez généreusement de Sbrinz AOP râpé le dessus, faire griller au four. Servir avec une purée de pommes de terre et une réduction de miel et soja.