Les poires

Avec l’automne les poires font leur come-back

Williams, d’Anjou, Seckel, Comice, Conférence... sucrées ou plus acides, les poires sont à consommer sans modération, avec un yaourt au petit-déjeuner, au gouter avec un petit sablé, en entrée, en dessert, en accompagnement de la viande... peu calorique et délicieuse elle sera l’atout santé de votre automne.

La longue marche vers la poire moderne

Comme beaucoup de nos fruits, la poire est originaire d’Asie centrale. Dès le néolithique on la retrouve dans toute l’Europe occidentale (on a trouvé des pépins dans beaucoup de sites préhistoriques). Les archéologues ont trouvé des traces de récolte, bien que le fruit de l’arbre sauvage ait été petit, dur et astringent.

L’arrivée sur nos tables de nos poires modernes a été lente. Au 2ème siècle av. J.-C. on recensait 6 variétés, Pline l’Ancien 41. Mais jusqu’au Moyen Âge la poire n’a pas eu grande réputation : leurs noms parlent d’eux-mêmes : « caillou rosat », « poire d’angoisse ». On les consommait surtout cuites. Pourtant, leur qualité s’améliore rapidement. On compte 200 variétés dès la Renaissance et 500 sous le règne de Louis XIV. Elles étaient consommées crues ou cuites, transformées en poiré, en vinaigre, en gelées, en confitures ou cuites au vin.

La tradition rapporte que les souverains venant se faire sacrer dans la Cathédrale Notre-Dame de Reims, recevaient en cadeau une poire et une coupe de champagne. Louis XV, Louis XVI en furent gratifiés. Charles X en dégusta également lors de son sacre en 1825 tandis que le maire de Reims lui disait : « Nous vous offrons ce que nous avons de meilleur : nos vins, nos poires et nos cœurs. »

Aujourd’hui, l’éventail des variétés s’est encore enrichi, et on peut en dénombrer plusieurs milliers, dont une dizaine seulement a une réelle importance commerciale. Les poires que nous consommons, nées pour la plupart au siècle dernier, sont le résultat de sélections attentives.

Des grandes qualités nutritives

Les poires contiennent en effet une large gamme de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments indispensables à notre organisme. Ses fibres ont la propriété de stimuler très efficacement le fonctionnement des intestins : elles augmentent le volume du bol alimentaire, et accélèrent le transit intestinal. Elles permettent ainsi de lutter contre une tendance à la constipation. Elles sont en plus modérément énergétiques (elle n’apporte pas plus de 50 calories par 100 gr) !

Poires et Fromages de Suisse

  • Tarte à la poires et Gruyère AOP suisse : étaler finement une pâte brisée, recouvrez de tranches de poires d’environ 3mm d’épaisseur. Parsemez les poires de lamelles de Gruyère AOP suisse. Cuire à four moyen une vingtaine de minutes. Servir avec une salade de saison aromatiser à l’huile de noix.
  • Appenzeller® et compotée de poires : couper en petits morceaux des poires dans une casserole, assaisonnez d’un tour de moulin à poivre et d’une pincée de sel. Cuire environ vingt minutes à feu doux jusqu’à ce que les fruits fondent et commencent à caraméliser. Servir en accompagnement de l’Appenzeller®.
  • Veau Orfoff aux poires et Vacherin Fribourgeois AOP : faire des demies fentes dans un rôti de veau, insérez des tranches de Vacherin Fribourgeois AOP, cuire à la cocotte avec un peu de vin blanc des aromates pendant une heure trente. Quinze minutes avant la fin de la cuisson ajoutez dans le jus des demies poire.
  • Salade de saison au Sbrinz AOP : trévise, endives, noisettes, noix, Sbrinz AOP en rebbibes, poire en lamelles, assaisonnez à l’huile de noix et vinaigre blanc balsamique.
  • Poulet d’automne à L’Emmentaler AOC suisse et poires : faire griller des suprêmes de volaille (ou cuisses de poulet). Faire rôtir des demies poire au beurre. Préparer une crème d’Emmentaler AOC suisse en faisant fondre de l’Emmentaler AOC suisse râpé dans de la crème fraiche, poivrer. Napper les blancs de poulet et les poires avec la crème d’Emmentaler AOC suisse.